Montmartre,  PARIS

Visiter Montmartre secret : itinéraire hors des sentiers battus

Montmartre ne se résume pas à la foule de la Place du Tertre et du Sacré-Coeur. Il existe une partie au nord plus calme et verdoyante là où les vignes se mêlent aux ateliers d’artistes.

On vous emmène dans cet article loin du tumulte dans le Montmartre des initiés, celui des petites places et des villas pleines de charme. Suivez-nous dans une balade bucolique au coeur du village de Montmartre.

SI vous avez envie de découvrir tous les secrets de ce quartier mythique, venez consulter notre guide Visiter Montmartre à Paris : balade, lieux incontournables et coins secrets

Le versant nord de Montmartre

Notre balade commence donc par le cimetière Saint-Vincent (6 rue Lucien Gaulard) près du métro Lamarck-Caulincourt. Montmartre compte trois cimetières dont le cimetière Montmartre (le plus grand), celui du Calvaire (le plus ancien cimetière de Paris) et le cimetière Saint-Vincent.

Ce cimetière est certainement le plus montmartrois des cimetières de la Butte car la majorité de ceux qui y sont enterrés ont marqué l’histoire du quartier.

On y trouve les tombes de Maurice Utrillo (1883-1955), peintre montmartrois, Eugène Boudin (1824-1898), précurseur de l’impressionnisme, Marcel Aymé (1902-1967) auteur des Contes du Chat Perché et du Passe-Muraille, et Michou (1931-2020), figure de la nuit parisienne.

En sortant du cimetière, nous empruntons la rue Saint-Vincent qui nous conduit vers le fameux cabaret Au Lapin Agile au croisement de la rue des Saules.

Le cabaret a porté plusieurs noms, Au rendez-vous des voleurs puis Cabaret des Assassins… En 1880, le caricaturiste André Gill confectionne une enseigne : un lapin vêtu d’une redingote verte et d’une écharpe rouge s’échappant d’une marmite : le cabaret devient alors connu sous le nom Au Lapin à Gill, lequel sera vite transformé en Lapin Agile !

Montmartre côté jardins secrets

En face du cabaret, vous pouvez voir la vigne de Montmartre. Officiellement nommée Le Clos Montmartre,  elle est fermée au public et n’ouvre ses portes qu’à de rares occasions , comme les journées du Patrimoine ou la Fête des Vendanges. La vigne appartient à la Ville de Paris et regroupe environ 1700 pieds issus de différents cépages.

Revenons sur nos pas et retournons dans la rue Saint-Vincent. Après la vigne, se trouve le jardin sauvage Saint-Vincent. Ce jardin est laissé volontairement en friche depuis 1985. Dans cet espace en pente, des plantes sauvages (pavot somnifère, digitale pourpre, menthe aquatique), mais aussi insectes, oiseaux, petits mammifères et crevettes d’eau douce ont colonisé le lieu. Des visites guidées sont organisées.

En poursuivant notre promenade, nous arrivons au square Marcel Bleustein Blanchet plus connu sous le nom du parc de la Turlure. Le square est construit sur plusieurs niveaux et plusieurs ambiances : vous pouvez admirer la Basilique du Sacré-Cœur, ou préférer l’ombre de la pergola de vigne et de glycine.

Le Montmartre bohème chic

Au bout du square, nous arrivons sur la rue du Chevalier de la Barre que nous remontons jusqu’à la rue du Mont-Cenis. A l’angle de cette rue et de la rue Cortot, nous arrivons devant le square Claude Charpentier. Se dresse devant nous le château d’eau de Montmartre. Il est aujourd’hui l’un des réservoirs principaux du quartier. L’eau stockée est distribuée sur la partie haute de la butte.

Poursuivons sur la rue Cortot. Un peu plus loin, nous passons devant le musée de Montmartre. Il prend place dans des anciennes maisons de la Butte. Ces résidences, entourées de jardins, furent le lieu de création de nombreux artistes tels qu’Auguste Renoir, Raoul Dufy, Suzanne Valadon ou Maurice Utrillo.

Au sein du musée, vous pourrez appréciez les jardins Renoir. Ces jardins ont été nommés en souvenir d’Auguste Renoir, qui vécut sur place entre 1875 et 1877 et y peignit plusieurs chefs-d’œuvre, comme le Bal du moulin de la Galette, la Balançoire ou le Jardin de la rue Cortot.

Si vous êtes curieux, venez voir notre article sur ce formidable musée : Le musée de Montmartre au coeur de la Butte

En continuant la rue Cortot, au carrefour de cette même rue, le rue des Saules et de l’Abreuvoir ,nous nous retrouvons devant un des lieux les plus instagrammables de Paris : La Maison Rose. Elle doit notamment sa renommée aux tableaux de Maurice Utrillo, peintre des paysages urbains de la Butte.

Surplombée par une villa années 30, la bâtisse n’a que peu changé depuis 1910, époque à laquelle cette bicoque est une sorte de pension de famille, une gargote modeste où viennent se restaurer les artistes.

Dans le prolongement de la rue de l’Abreuvoir , nous arrivons sur la Place Dalida où trône le buste de la chanteuse Dalida disparue en 1987. En tournant le dos à la statue, vous aurez la plus belle perspective de la Butte : la rue pavée, les façades en lierre et le dôme du Sacré-Coeur en toile de fond. C’est le cliché parfait.

Depuis la place, nous prenons l’Allée des Brouillards. Cette allée romantique bordée de végétation tire son nom de la brume qui enveloppait le paysage.

En continuant l’allée des Brouillards, nous arrivons place Casadesus. Le square Suzanne Buisson se trouve juste sur la gauche. En continuant tout droit, nous arrivons sur l’avenue Junot.

L’architecture chic de l’avenue Junot

Bordée d’hôtels particuliers et d’ateliers d’artiste, l’avenue Junot forme un arc de cercle à proximité de la rue Caulaincourt et de la rue Lepic. Elle est un lieu très prisé des célébrités et  a vu passer bien des artistes, parmi lesquels Claude Nougaro et Jacques Prévert.

Pour se dépayser du côté du l’avenue Junot, allez voir la Villa Léandre, petite impasse fleurie bordée de maisons de style anglo-normand. Vous pouvez admirer les charmantes demeures mitoyennes avec des balcons en fer forgé ou des bow-windows.

L’avenue Junot est aussi bordée de ruelles privées dont le Passage des Sorcières et le Hameau des Artistes.

Reliant la rue Junot à la rue Lepic, le passage de la Sorcière intrigue en raison d’un gros bloc de pierre trônant en plein milieu. Ce drôle de rocher était autrefois une fontaine, autrement dit une “Sourcière”. Face au rocher se trouve un magnifique hôtel de luxe, l’Hôtel Particulier. Autrefois, la demeure abritait une femme aux allures de sorcière.

Passage des Sorcières

Le Hameau des Artistes est tout aussi privé. C’est une petite enclave qui abrite plusieurs maisons cossues et d’anciens ateliers d’artiste.

Nous avo à y pénétrer il y a quelques années et quelle fut notre surprise en découvrant le Moulin Blute-Fin. S’y trouve également la Mire du Nord, une construction en pierre datant de 1736 édifiée pour matérialiser le méridien de Paris.

Dans son prolongement nous nous retrouvons sur la place Marcel Aymé. Elle est plantée de cerisiers, et une curieuse œuvre sort du mur « Le Passe-Muraille ».

Le Passe-muraille est statue hommage à l’écrivain Marcel Aymé (1902-1967) et à la nouvelle fantastique parue en 1943. La statue de bronze, signée Jean Marais (1913-1998), est devenue l’une des curiosités du quartier depuis son installation en 1989.

Conseils pratiques pour réussir cette balade

Comme pour beaucoup de balades parisiennes, il est fortement conseillé de privilégier le matin et si possible en semaine. Vous aurez ainsi l’impression d’avoir le quartier pour vous seuls.

Chaussez-vous bien, les pavés montmartrois çà ne pardonnent pas ! Laissez vos talons de côté et optez pour de bonnes baskets. Les pavés de la rue de l’Abreuvoir et de la rue des Saules peuvent glisser en automne/hiver.

Enfin pour terminer, voici quelques petits tips :

  • Le square Marcel Bleustein Blanchet est l’endroit idéal pour pique-niquer face au Sacré-Coeur ! Au printemps, la glycine offre un décor de rêve.
  • Pour faire une pause café, on vous conseille le café Renoir. Il est situé à l’intérieur du Musée de Montmartre), C’est un petit coin de paradis au coeur de Montmartre.

 

Retrouvez également notre vidéo sur Montmartre ici :

 

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